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Jean-Noël Schifano, "Dictionnaire amoureux de Naples"

Posted By: TimMa
Jean-Noël Schifano, "Dictionnaire amoureux de Naples"

Jean-Noël Schifano, "Dictionnaire amoureux de Naples"
Plon | 2010 | ISBN: 2259202314 | French | EPUB | 594 pages | 2.5 MB

La Naples de ce Dictionnaire amoureux est la Naples que Jean-Noël Schifano a vue et vécue au quotidien, de l'intérieur, au fil des années voluptueuses, douces et violentes, traversées par les tremblements de terre et les guerres des clans camorristes. Au milieu d'une débauche de couleurs, de cris, de saveurs, il dénonce ici, en amoureux sans détour, les clichés, les préjugés et les contrevérités ou trucages historiques les plus tenaces… Mais surtout, à partir de son expérience initime, sensuelle et culturelle, il révèle, avec science et passion, le génie de la vie napolitaine, d'une civilisation unique en Europe. Son rapport à Naples passe d'abord par une gourmandise insatiable pour tous les dons qui se déversent, beautés, nourritures charnelles et spirituelles, merveilles évidentes et bizarreries apparentes, de l'immense corne d'abondance trois fois millénaire qu'est cette Ville singulière, et plus que jamais, pour tout amant de la vie, capitale.

Revue de presse
Schifano assume la posture de tous les amants de Naples : c'est la ville aux mille contradictions, lieu de la superstition la plus effrénée et berceau de quelques-uns des plus grands philosophes non seulement d'Italie mais du monde (pour n'en citer que quatre, Thomas d'Aquin, Giordano Bruno, Giambattista Vico et Benedetto Croce), bouillon de culture d'une criminalité diffuse qui s'autocélèbre à travers ses chansons, sa comédie populaire, son cinéma licencieux (il suffirait de se rappeler deux géants de la stature d'Eduardo De Filippo et de Totò), et théâtre d'une plainte continue à l'égard d'une Italie qui lui reproche exactement les défauts que ses artistes les plus grands ont toujours exaltés…
Et le charme du récit, des évocations, des souvenirs personnels et érudits est tel que le lecteur cède peu à peu à cet enchantement…
Ce n'est pas un hasard si un autre grand amant de Naples était le marquis de Sade, qui écrivait : «Comment faire cependant, dans un pays où le climat, les aliments et la corruption générale invitent si perpétuellement à la débauche… Quelle excitation ! Quelle frénésie ! Quelle rage !» Et Schifano commente plus loin : «Sur la lave napolitaine, Sade n'a-t-il pas trouvé son infernal paradis ?» On ne juge pas les passions des amants. Et puis, pour dire de Schifano ce que lui-même dit à un certain moment de Sade : «Foutre ! Quel style !» (Le Nouvel Observateur du 7 juin 2007)

«Voilà un des grands buts de mon voyage», s'écria Stendhal lorsqu'il débarqua à Naples. Dans son sillage, Jean-Noël Schifano vient de signer un livre qui tient de l'exercice d'admiration et du guide culturel, de la balade gourmande et de l'album mythologique : le Dictionnaire amoureux de Naples…
Reste la douceur et la tendresse d'une ville qu'il faut visiter en automne. Cette saison, à Naples, «est un sensuel encensoir qui répand les sucs de ses fruits éclatés de soleil», écrit Schifano. Avec ce livre érudit et folâtre, il nous offre une tranche napolitaine aussi goûteuse que la bedaine d'un cardinal : le mythe au quotidien. Et si le génie du lieu existe, il fallait un alphabet comme celui-ci pour en décliner les vertus. On a tous quelque chose en nous de Napoli… (André Clavel - Lire, juin 2007)

Jean-Noël Schifano a consacré tant de livres à Naples et y a séjourné si longuement qu'il semble difficile d'avoir meilleur guide dans cette ville autant célébrée qu'elle a été dénigrée…
Les écrivains ont, avec un peintre (Caravage), un rebelle (Masaniello) et un musicien (Gesualdo), des places de choix dans ce dictionnaire, cela va de soi. Mais c'est une Naples vivante et moderne, celle du petit peuple et celle, hélas, de la Camorra qui est présente à chaque page. Une Naples habitée par ce que Schifano appelle "le baroque existentiel". Un baroque, on l'aura compris, qui ne se limite pas à quelques caractéristiques architecturales ou esthétiques, avec des connotations souvent négatives, mais qui caractérise une "existence poreuse, contrastée, dilatée, en pérenne métamorphose et en trompe l'oeil que les Napolitains vivent depuis trois mille ans, que le reste du monde vit depuis une trentaine d'années". C'est cette définition d'une humanité de la démesure, de la "communication soleillée des corps" que cet amoureux va approfondir, dans ce qui est un véritable journal de citoyen d'honneur. (René de Ceccatty - Le Monde du 13 juillet 2007)Revue de presse
Schifano assume la posture de tous les amants de Naples : c'est la ville aux mille contradictions, lieu de la superstition la plus effrénée et berceau de quelques-uns des plus grands philosophes non seulement d'Italie mais du monde (pour n'en citer que quatre, Thomas d'Aquin, Giordano Bruno, Giambattista Vico et Benedetto Croce), bouillon de culture d'une criminalité diffuse qui s'autocélèbre à travers ses chansons, sa comédie populaire, son cinéma licencieux (il suffirait de se rappeler deux géants de la stature d'Eduardo De Filippo et de Totò), et théâtre d'une plainte continue à l'égard d'une Italie qui lui reproche exactement les défauts que ses artistes les plus grands ont toujours exaltés…
Et le charme du récit, des évocations, des souvenirs personnels et érudits est tel que le lecteur cède peu à peu à cet enchantement…
Ce n'est pas un hasard si un autre grand amant de Naples était le marquis de Sade, qui écrivait : «Comment faire cependant, dans un pays où le climat, les aliments et la corruption générale invitent si perpétuellement à la débauche… Quelle excitation ! Quelle frénésie ! Quelle rage !» Et Schifano commente plus loin : «Sur la lave napolitaine, Sade n'a-t-il pas trouvé son infernal paradis ?» On ne juge pas les passions des amants. Et puis, pour dire de Schifano ce que lui-même dit à un certain moment de Sade : «Foutre ! Quel style !» (Le Nouvel Observateur du 7 juin 2007)

«Voilà un des grands buts de mon voyage», s'écria Stendhal lorsqu'il débarqua à Naples. Dans son sillage, Jean-Noël Schifano vient de signer un livre qui tient de l'exercice d'admiration et du guide culturel, de la balade gourmande et de l'album mythologique : le Dictionnaire amoureux de Naples…
Reste la douceur et la tendresse d'une ville qu'il faut visiter en automne. Cette saison, à Naples, «est un sensuel encensoir qui répand les sucs de ses fruits éclatés de soleil», écrit Schifano. Avec ce livre érudit et folâtre, il nous offre une tranche napolitaine aussi goûteuse que la bedaine d'un cardinal : le mythe au quotidien. Et si le génie du lieu existe, il fallait un alphabet comme celui-ci pour en décliner les vertus. On a tous quelque chose en nous de Napoli… (André Clavel - Lire, juin 2007)

Jean-Noël Schifano a consacré tant de livres à Naples et y a séjourné si longuement qu'il semble difficile d'avoir meilleur guide dans cette ville autant célébrée qu'elle a été dénigrée…
Les écrivains ont, avec un peintre (Caravage), un rebelle (Masaniello) et un musicien (Gesualdo), des places de choix dans ce dictionnaire, cela va de soi. Mais c'est une Naples vivante et moderne, celle du petit peuple et celle, hélas, de la Camorra qui est présente à chaque page. Une Naples habitée par ce que Schifano appelle "le baroque existentiel". Un baroque, on l'aura compris, qui ne se limite pas à quelques caractéristiques architecturales ou esthétiques, avec des connotations souvent négatives, mais qui caractérise une "existence poreuse, contrastée, dilatée, en pérenne métamorphose et en trompe l'oeil que les Napolitains vivent depuis trois mille ans, que le reste du monde vit depuis une trentaine d'années". C'est cette définition d'une humanité de la démesure, de la "communication soleillée des corps" que cet amoureux va approfondir, dans ce qui est un véritable journal de citoyen d'honneur. (René de Ceccatty - Le Monde du 13 juillet 2007)